GLENN NAISSANCE D'UN PRODIGE

GLENN NAISSANCE D'UN PRODIGE

Théâtre Montparnasse

  • Paris, 75014
  • Du 07/09/2022 au 08/01/2023
  • 15h00, 17h30 et 21h00
    Durée : 1h30
  • Tout public
APRÈS "VENISE N'EST PAS EN ITALIE" et "LA DÉGUSTATION", LA NOUVELLE CRÉATION D'IVAN CALBÉRAC ! TRIOMPHE AVIGNON 2022

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Sous l’impulsion de sa mère qui rêvait d’être concertiste, Glenn Gould commence le piano dès l’âge de deux ans et demi, et s’y révèle aussitôt très doué. Devenu adulte, il va totalement révolutionner la façon de jouer du piano, et vendre autant de disques que les plus grandes rock star. Mais plus le public l’acclame, plus Glenn en souffre, car sa personnalité Asperger et hypocondriaque lui rend chaque concert extrêmement pénible et douloureux. Sans parler de sa vie privée, totalement sacrifiée…


C’est l’histoire du destin extraordinaire et tragique d’un des plus grands artistes du 20ème siècle.


"Puissant" - Le Figaro

"Bluffant" - Le Parisien

"Coup de cœur" - Le JDD

"Une pépite" - La Provence


C’est l’histoire d’une mère qui fait reposer sur son fils tous les rêves qu’elle n’a pu réaliser elle-même. C’est l’histoire d’une demoiselle qui tombe éperdument amoureuse d’un garçon qui lui joue trop bien du piano, garçon que la célébrité va rendre de plus en plus désirable, mais aussi, hélas, de plus en plus inaccessible. C’est l’histoire d’un artiste inclassable, aussi libre dans son art qu’il était prisonnier au quotidien de ses insomnies, de ses phobies sociales, de son hypocondrie.

Derrière ce destin hors du commun, c’est aussi une réflexion sur le statut d'artiste qui sous tend la pièce, statut que Gould n’a jamais cessé d’interroger, et de réinventer. « A quoi bon jouer une œuvre de Bach, si elle a déjà été jouée comme ça ? », répétait souvent le pianiste. Son obsession était à chaque fois d’apporter sa propre lecture à un concerto, une sonate, une partita… Quitte à changer le tempo de la partition, voire parfois même, à ne pas jouer toutes les notes… ou en jouer de nouvelles.

Cette interrogation sur le rôle de l’artiste me semble plus actuelle que jamais, et tout spécialement au théâtre. Que pouvons-nous apporter de vraiment vivant au public ? Comment ne pas faire du spectacle « mort » ? Comment se réinventer face à tous les mondes virtuels qui prennent de plus en plus de place dans nos vies ? 


J’ai souhaité m’inscrire dans la philosophie de Gould, en essayant de raconter son histoire sous un angle différent. Dans le destin de ce prodige, ce qui m’a le plus marqué, c’est son rapport à sa mère, une mère étouffante, fusionnelle et probablement incestueuse que Glenn n’a jamais réussi à tuer symboliquement, et qui semble l’avoir traumatisé au point de ne jamais avoir été capable de vivre de relation amoureuse stable… Le pianiste a fini par se retirer du monde, pour une solitude qu’il présentait comme un idéal, mais dont il semblait souffrir bien souvent… Et qui l’a vu décliner si rapidement. 


Plus qu’un « biopic », c’est donc l’histoire d’un drame que j’ai voulu écrire, une tragédie familiale, shakespearienne, ou plus le temps passe, moins les êtres qui s’y débattent n’ont de chance de trouver ce bonheur qu’il leur échappe, et bien au contraire, plus ils courent vers leur perte, et leur disparition prématurée.

J’ai souhaité une mise en scène particulièrement rythmée, enchainant les lieux et les époques sans laisser le temps de souffler au spectateur, le faisant s’immerger peu à peu dans l’univers de Gould, de son génie, de ses démences, de son humour aussi… souvent malgré lui ! La direction d’acteur pendant les répétitions a été particulièrement musicale : travail sur le phrasé, le tempo, les silences, les respirations, l’expressivité. Le travail de la scénographie fut guidé par une volonté de sobriété et d’élégance, limiter les accessoires et les meubles, pour laisser s’épanouir l’imagination, garder un peu de cet espace vide cher à Brook, et en même temps, proposer des images qui impriment la mémoire, et racontent l’histoire à un autre niveau. Nos références, avec ma scénographe et mon créateur lumière, se sont orientées notamment vers les œuvres du peintre Edward Hopper.


Enfin, la musique est omniprésente dans le spectacle, c’est un personnage à part entière. Un travail sur le corps a été accompli avec le comédien jouant Glenn sur le geste qui la produit, sur ce mystère du mouvement qui crée le son, la note, parmi des centaines d’autres, celle qui nous touche sans que l’on ne comprenne jamais vraiment pourquoi. 


Ivan CALBÉRAC - auteur & metteur en scène

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décembre 2022

Théâtre Montparnasse

Théâtre Montparnasse
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Théâtre Montparnasse
Théâtre Montparnasse
Construite sur un emplacement voué au Théâtre depuis 1817, la salle actuelle a été édifiée en 1886. Le bâtiment est l’œuvre de l’architecte Charles Peigniet qui a notamment participé à la réalisation du socle de la statue de la Liberté, à New York. Dirigé par Gaston Baty (l'un des membres du Cartel, avec Louis Jouvet, Charles Dullin et Georges Pitoëff), de 1930 à 1943, le Théâtre Montparnasse s’illustre par une programmation brillante et variée, à la mesure du grand animateur moderne qu’il était. Après Marguerite Jamois, Lars Schmidt et Jérôme Hullot en prennent ensemble la direction. Sous leur impulsion sont découverts en France de nombreux auteurs anglo-saxons, tels que Peter Schaffer, Noël Coward, Harold Pinter, Murray Schisgal… servis par les plus grands comédiens. Lorsqu’en 1984, arrive Myriam Feune de Colombi, ancienne comédienne de la Comédie-Française, elle conserve la volonté d’une programmation éclectique et de qualité. Elle contribue en particulier à la reconnaissance de nouveaux auteurs français tels qu’Éric-Emmanuel Schmitt (Le Libertin), Florian Zeller (La Vérité), Gérald Sibleyras (Le Vent des Peupliers, La Danse de l’Albatros), Antoine Rault (Le Diable Rouge, Le Caïman) et crée de nombreux triomphes : Le Souper, La Boutique au coin de la rue, A torts et à raisons… Parallèlement, elle réhabilite le Petit Montparnasse, qui était initialement un ancien entrepôt de décors et qui passe d’une salle de 100 places à une salle moderne de 200 places consacrée à des écritures contemporaines et à la découverte de jeunes talents. Le Théâtre a été co-dirigé par Bertrand Thamin et Myriam Feune de Colombi entre 2006 et 2021. Depuis la disparition de cette dernière, en avril 2021, Bertrand Thamin en assure seul la direction. Le Théâtre Montparnasse et son petit frère, le Petit Montparnasse se sont illustrés par de beaux succès, à la fois critiques et publics. Nommés à de nombreuses reprises aux Molières (117 fois depuis 1987 !), le Molière du meilleur spectacle seul/e en scène a été décerné à Andréa Bescond pour Les Chatouilles, la pièce-évènement qui a triomphé au Petit Montparnasse en 2016 avant son adaptation au cinéma (récompensée par 2 Césars) et le Molière d’honneur remis à Fabrice Luchini qui a fait salle comble dans Poésie ? entre mars 2016 et octobre 2017. En 2018, nous avons comptabilisé 9 nominations pour nos spectacles et avons remporté 4 statuettes ! Notamment celle du meilleur spectacle du Théâtre Privé pour Adieu Monsieur Haffmann, adapté lui aussi au cinéma. En 2019, nous avons accueilli 133.490 spectateurs qui ont découvert l’un des 8 spectacles que nous avons créés dans nos deux salles. L’année 2020 quant à elle nous aura apporté 14 nominations aux Molières et 5 statuettes dont celle du meilleur spectacle, de la meilleure comédienne, du meilleur comédien, de la révélation féminine et du meilleur spectacle musical malgré un contexte sanitaire compliqué. Depuis la réouverture des salles après de longs mois de pandémie, nous sommes heureux, plus que jamais, de retrouver nos spectateurs et nous avons la faiblesse de penser que ce sentiment est partagé !

Le Théâtre Montparnasse s’illustre par une programmation brillante et variée

31 Rue de la Gaité
75014 Paris